vendredi, 14 mars 2008
Bouchons de porcs
Vivre à Paris ?
Vivre chez les porcs, messieurs dames !
Comment se fait-il qu’à Paris, la polémique autours du Velib ait pu exister ?
Comment se fait-il que d’initier le vélo en ville pose problème à certains parisiens ?
Car sans doute, vous avez remarqué comment l’initiative a été reçue ici…
A coup de grandes moqueries.
Limite ils supportaient pas !
Presque une offense.
De la haine parfois !
De l’aigreur, en tout cas.
Pour beaucoup, c’est vraiment mal passé.
Une vraie blague, l’arrivée de ce Velib !
J’ai vécu ça en direct :
on en a fait toute une histoire, tout un foin.
D’un coté les cyniques amers, ceux qui refusaient d’y croire (par principe), ceux qui trouvaient ça nul. Ridicule…
Mais ceux-là, à part leur gosse, on se demande ce qu’ils ne trouvent pas ridicule.
Et, à l’opposé d’eux, toujours aussi stupides, ceux qui vivaient ça comme "the first pas sur la lune".
A s’imaginer qu’ils étaient les premiers au monde, Paris, capitale du grand progrès, à initier le vélo et que dorénavant la province pouvait prendre model…
Juste un détail pour eux : en France ce type de projet était initié depuis belle lurette dans pleins de villes…
Ben ouais, ça fait un bail que Paris n’est plus la ville phare de France, ni du monde. Faut se réveiller les ploucs !
Revenons tout de même à la première catégorie (la plus bête) : ces parisiens qui ne supportent pas le Vélib,.
Ces parisiens là, sortent-ils de Paris de temps en temps ?
Visitent-ils d’autres pays parfois ?
Où plus sérieusement ont-ils déjà vécu dans d’autres pays ?
Non. Evidemment, non.
Questionnez les parisiens, en moyenne, ils n’ont JAMAIS quitté leur patelin.
Les parisiens ne connaissent pas le monde, voyagent peu (sauf pour les vacances en club ou à NY pour faire genre).
Et donc à partir de là, que pouvons nous attendre d’eux ?
Pas grand chose… Juste de la suffisance d’être des parisiens… Mon dieu, je vous jure que c’est insupportable.
Il faut les voir !
Parler de "la province".
Tellement ridicule d’en être encore à employer ce terme !
Ah, ça, révèle bien leur mentalité de pecnaud.
"La province"…
Quand j’entends ce mot, je me dis "putain le mec, le pauvre, encore un qui est jamais sorti de son trou" .
Parce que oui, je sens que le problème c’est vraiment ça chez le parisien : il sort jamais de sa cambrousse.
En fait, il vit reclus sur son nombril crasseux et se le tripote comme un autiste paniqué dès qu’on lui parle de faire évoluer sa ville, en lui permettant par exemple, un nettoyage des poumons.
Sérieusement, nous sommes en 2008 : comment se fait-il qu’il y ait encore aujourd’hui dans notre capitale, cette polémique stupide sur les couloirs de bus ?
Comment se fait-il que les parisiens ne supportent pas ces zones au point d’en faire des convulsions ?
"Oui mais monsieur Patel, y’a les embouteillages maintenant, hein !" … Voilà ce que vous sortira le parisien moyen, le nez sur le volant…
Alors d’un coté, ils vous disent qu’ils ne supportent plus les promesses électorales. "Trop de vent, monsieur, Patel, ils ne font jamais rien de ce qu’ils promettent ".
Et voilà qu’enfin une politique concrète s’installe progressivement autour d’eux… Quelque chose qui peut s’évaluer de visu dans sa mise en place et paf, ça panique, ça s’offusque au moindre pépin. Incapable d’envisager ça comme une étape problématique mais nécessaire. Incapable d’appréhender sereinement une politique au long terme…
Non. Le parisien, il veut que tout soit fait en deux jours !
Genre après les élections, le maire il frotte sur sa lampe magique, y’a le génie qui sort. Le génie transfome tout Paris. On lui dit merci, un verre de champ à la main. Il re rentre dans la lampe jusqu’au prochaine élections…
En dehors de cette politique de conte de fées, le parisien, il veut rien entendre.
L'application d'une politique ? Ben non, comprend pas le parisien.
Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel. Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel.
Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel. Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel.
Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel. Lui ce qui l'embête, c'est les couloirs de bus et les bouchons, monsieur Patel.
Vous voulez savoir le fond de l'obsession ? E fait, ce scandale des couloirs de bus ne cache qu'un seul problème :
Delanoé avec sa politique radicale a malmené l'égo surdimensionné du parisien en lui faisant comprendre qu'il n'était qu'un pauvre petit porc répugnant.
Car oui le parisien est sale, éduqué à polluer sans scrupule mais, boursouflé par la suffisance de soi, ben jusque là... Il le savait pas...
Et maintenant qu'on l'a mis au courant officiellement en lui mettant le nez dans son caca suffisamment longtemps pour qu'il comprenne, la honte le submerge.
Une humiliation publique pour lui !
Alors chaque jour dans ses bouchons de porcs, le parisien se sent mal à l'aise, regardé et coupable d'être le porc au service de la politique de la ville.

Carla B-S.
13:09 Publié dans Morgue | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note