Page d'accueil | 2007-06 »

mercredi, 23 mai 2007

Quitter la France

Mais pour aller où ?

ad71651387fa3b5eb545ac3da6d10d04.jpg

Dissection d'un sarkosyste esthète

Dans Paris (2ème arrondissement), il existe un endroit où beaucoup de tissus sont stockés.
Parfois quand on y passe, on se demande à quoi ça sert.
Mais pas seulement quand on y passe, quand on y vit aussi apparement.
Apprendre à aimer les sarkosystes, interview n°3.




1. VOUS AVEZ VOTÉ DONC NICOLAS SARKOSY ?

Oui, je ne m'en cache pas. Je sais aussi pourquoi.


2. POURQUOI ?

Je vends du tissus très laid vous avez remarqué ?


3. OUI, J'AVOUE QUE C'EST LAID VOS TRUCS...

Et bien malgré le laid, ils se vendent très bien, de mieux en mieux même !
Vous imaginez l'horreur de mon quotidien dans tout ça ?
C'est déprimant de le constater vous savez, mais en ce moment le laid est à la mode !
Pire qu'une mode, je pense qu'il s'agit plutôt d'une sorte de mouvement sociale quasi pathologique.
Dans le tissus, on peut lire beaucoup de chose, vous savez.

J'ai 87 ans. Une guerre m'est passée dessus et mille modes.
Je me souviens, pour l'anecdote, juste avant la guerre, les tissus aussi étaient très moches...
Des imprimés vulgaires, surabondants, décadents mais on vendait bien quand même.
Sauf que ça créait une ambiance de merde partout.
Les gens étaient tristes comme aujourd'hui. On n'arrivait plus à leur cacher la vérité.
Ca sentait la fin de quelque chose. On s'ennuyait mais on avait peur alors on cherchait à s'occuper la tête. Avec du tissus, des froufrous partout. Les sales cocottes.
Les gens riches ne savaient plus quoi faire de leur argent, ils achetaient n'importe quoi pour s'oublier.

Il était temps d'arrêter les machines. De faire une pause. Pour revenir à l'essentiel :
LE BASIQUE.
La guerre l'a fait. Privations, morts, déroute. La petite robe noire qu'on met pendant dix ans parcequ'on a rien d'autre, pas de tissus sous la main.
C'est le moment pour ça.
Quand les gens n'ont plus le goût pour le bel habit et qu'ils mettent n'importe quoi, c'est qu'il est temps de faire la guerre pour les ramener à la raison et leur rendre leur dignité.
C'est civilisationnel. Et c'est aussi mon ambition politique. Vous savez, la politique on la fait avec tout.


4. QUEL RAPPORT AVEC NICOLAS SARKOSY ?

J'y viens. J'ai voté Nicolas Sarkosy parceque pour tout vous dire, j'en ai marre du laid et que lui va amener la guerre nécessaire au nettoyage à sec. Vous savez, je l'ai compris quand j'ai eu 63 ans : Dans la vie on n'a rien sans rien. C'est ce que j'ai dit à ma femme quand je me suis fait enlever la prostate.
Survivre demande des sacrifices parfois.

Pour ce qui concerne mon tissus, si je veux renouveler mon commerce et lui redonner de la beauté et de l'éclat, il me faut absolument cette guerre. Nicolas la fabriquera, je lui fais confiance. Il ramènera la simplicité dans le monde et dans la mode.


5. MAIS QUELLE GUERRE ?

Je ne sais pas encore, je ne suis pas là pour savoir l'avenir. Ma vie c'est le tissus. Ce qui est sur, c'est que d'ici 4 ans, on aura des attentats dans le métro parisien donc, ça devrait bien chauffer sur le plan national.
Suffisament pour créer un climat qui fait peur et qui génère du stress. Les prémisses.
Et puis on Israël, Al quaïda... Enfin vous voyez quoi comme en Amérique, quoi.
Avec cette mise en scène là et Sarkosy dedans, y'a de quoi faire, non de dieu.
Beaucoup l'ont mis au pouvoir pour ça.
Fabriquer du mort et de la souffrance, ça fait parti de la vie. Et du commerce !
Je n'écarte pas non plus l'hypothèse d'une guerre civile, bien sûr.


6. QUI CONTRE QUI ?

Je sais pas : L'état contre les jeunes cités. Je ne vois pas qui d'autre en fait !
La chaire à saucisse qui fait avancer la France c'est toujours les mêmes. Les prolos.
Ceux qui n'ont rien à perdre.


7. LA GAUCHE PAR EXEMPLE. ELLE SEMBLE TRÈS PERTURBÉE PAR L'ARRIVÉE DE SARKOSY AU POUVOIR !
ELLE POURRAIT EN ÊTRE, NON ?


(rires) Non, non, non. Vous êtes jeune !
Vous ne savez pas évidemment, vous ne pouvez pas savoir ça.
Les gauchistes sont pour la plupart de gros planqués !
Jamais ils ne sacrifieront quoi que ce soit de leur petite vie pour une politique. On ne fabrique pas de la résistance avec ces petits bourgeois là.
Le petit bourgeois s'offusque d'un compte en banque trop gros, de vacances trop dépensières ou d'une photo mal prise derrière une bibliothèque factice mais quand il s'agit de sacrifier sa vie au nom d'une idée ou de la République alors là, croyez-moi, y'a plus personne au comptoir du café.

Le gauchiste n'a pas pour vocation d'être résistant !
Pour être résistant, il faut savoir s'oublier. Donc être dépressif éventuellement, donc ne rien avoir à perdre aussi comme je disais plus haut.
Le gauchiste dans un système lui ne s'oublie jamais. C'est sa valeur.

"Le gauchiste pense que sa pensée vaut le coup d'être entendue alors il ne sacrifera jamais sa vie pour elle."

Notez bien à ce que je viens de vous dire là parceque c'est tellement beau, tellement vrai, ça me donne envie de commander un imprimé de trois cents mètres sur le thème.
C'est la clé de voute de la gauche : penser qu'on a une pensée si originale qu'on se maintient en vie à tout prix pour la préserver.
Le gauchiste s'économise systématiquement.

Que croyez-vous ? La plupart des gens que vous voyez aujourd'hui s'offusquer pour un rien sur les faits et gestes de Sarkosy... Ces gens là demain, si y'a la guerre à cause de lui, ils continueront de regarder passivement sans rien faire. Ils commenteront dans leur cuisine, autour du feu. Un ton en dessous pour ne pas se faire arrêter par les milices mais il feront rien. Préserver leur idées, leur pensées. Leur cerveau. Voilà.
Après ils trouveront un justificatif : les enfants donc, le travail, une vieille mère à soigner...
Les gauchistes trouvent toujours une bonne raison pour expliquer ce qu'ils n'ont pas pu faire au moment opportun.

Regardez comment ils ont mené la campagne de Ségolène Royal ! Et comment ils l'ont fait perdre !
Après ça cherche des raisons, des justificatifs. Mais ça va, hein ? Pas à moi !

A se demander s'ils l'ont pas fait exprès de la faire perdre.
Pour pouvoir "jouer au résistant" face à Sarkosy.
Il faut les voir aujourd'hui se vanter de vouloir "résister".
Ils me font bien rire d'utiliser un terme pareil dans une situation si inoffensive, c'est honteux !
Un résistant ne s'est jamais vanté de son désir de résistance sur la place publique !
Il a fait ce qu'il avait à faire. Point. C'est une honte d'utiliser des termes de façon si déplacée.
Ca salit la mémoire des résistants qui se sont vraiment battus eux, et pas avec des cacahuètes à une table de café !


8. LES GENS DE DROITE RESISTERONT EUX ?

La droite ? Non pas plus, mais eux ne se vantent pas de vouloir en être.
En ce sens, ils sont honnêtes et on ne peut être surpris par eux qu'en bien puisqu'on s'attend toujours au pire de leur part.
Vous remarquerez en vieillissant combien les gens de droite sont souvent les gens les plus courageux.
Les plus bêtes mais les plus courageux d'un lot.


9. EN MÊME TEMPS, C'EST EUX QUI AMÈNENT SOUVENT LA MERDE...

Oui. Mais ils le font pour la survie de leur commerce, en pensant bien faire pour le pays. C'est normal.
Vous verrez après la guerre comme la vie vous paraîtra belle et comme les imprimés sur les robes vous sembleront jolis comme jamais.

C'est l'effet privation qui crée ça.
Alors, vous penserez à moi !
Je sais pas si je serai là pour voir ça (soupires).

En ce moment la mode est si laide, ça me déprime de mourir avec ça comme dernière image du monde.
Vous avez vu les parisiennes ? C'est de pire en pire. Décadent !
Tous ces lambeaux de tissus posés n'importe où et ces breloques qui pendent dans tous les sens. Comme si c'était nécessaire.
Je n'ai qu'un mot : VULGAIRE. Elles n'ont plus aucune classe. Aucune dignité. Aucune politique et ça se voit.
Elle me font honte. J'ai honte de la France !
Ca sent les corps inutiles et défaits de toute raison.
Quand on en arrive à ce stade, je vous le dis, il faut nettoyer.



b62270a6fd51901bd718c65bfabbc17e.jpg

Ca sent le vide partout

a3823813a2f37a71454298b3525707e4.jpg

samedi, 19 mai 2007

Bayrou ne vous fait pas penser à quelqu'un ?

Pourtant même destin tragique à chaque nouvelle élection !

0f1e845b901eef83f0b6c4783fead2e1.jpg

5f2a57cb6b4e399e298d8509ae8ef59b.jpg699069886a13dbcc9b7aaddb7686c334.jpg
96a9082b7937ffa66c2d1dae21c4708b.jpg




OUI : BAYROU, C'EST NOTRE KENNY A NOUS !

vendredi, 18 mai 2007

Dissection d'un sarkosyste encore mineur

C'est à la bibliothèque "John Kennedy" de mon quartier que j'ai rencontré Frédéric, sarkosyste de 14 ans. Il cherchait un livre, on a discuté. Il a voulu participer à mes interviews sur les sarkosystes.
J'ai fait un rapide calcul mental : dans 4 ans Frédéric est majeur, il votera. Alors, j'ai accepté.


1. FRÉDÉRIC, TU VOTERAS EN 2012 POUR NICOLAS SARKOSY, POURQUOI ?

On est obligé de faire une interview comme ça ?!
Question-réponse ? C'est naze ton truc.
Je veux pas que ça fasse trop "Figaro magazine".


2. AVEC LES ADULTES CA MARCHE POURTANT.
TU PRÉFERERAIS QUOI ?


Je sais pas...

(A CE STADE DE L'INTERVIEW, JE PRÉCISE QUE FRÉDERIC EST PUNK, CRÈTE BLEUE ET QU'IL A DANS SON DOS L'AFFICHE PRÉSIDENTIELLE DE SARKOSY PLASTIFIÉE ET COUSUE SUR SON BLOUSON)


3. BON COMMENCONS ALORS: "SARKOSY" ?

Sarkosy ça respire l'anarchie. J'aime beaucoup sa façon de défier la règle.
C'est un vrai model pour nous les punks.
Cette façon qu'il a de s'imposer quelque soit la connerie qu'il sort ou le truc immonde qu'il fait.


medium_sarkopunk-2.2.jpg








Une muse politique. C'est un chouette suçeur aussi. Les gothiques l'aiment beaucoup : il a trop vampirisé le Lepen 2002.
J'avoue : depuis le 6 mai, je jouis. Il met tellement le bordel dans la tête de mes parents, ça c'est vraiment bon signe et ça me fait personnellement un bien fou.

Mes parents le haïssent, je t'ai dit ?
Quand je leur dis que je voterai Sarkosy en 2012, en général ma mère éclate en sanglots et mon père finit par me mettre dehors. Mon père est d'extrème-gauche.
Ma mère plutôt aussi encore que dernièrement tendance Bayrou. Mais stratégie soit-disant. Des anciens anar qui ont viré vaguement bobos précaires aujourd’hui. Ils planent. Out of order.


4. "PAPA" ?

Mon père est journaliste, enfin vaguement. Il fait des piges à droite à gauche. Il écrit des tonnes d'articles sur quoi faire et comment pour changer le monde. Plutôt d'extrème-gauche donc comme je disais. Des trucs qui servent à rien, quoi. Du ressassé vermoulu. En gros, pour résumer, il répète ce que d’autres ont déjà dit en mieux avant. Beaucoup de vagues pour pas grand chose au final. Son action a toujours été quasi nul en tout.
Même sur moi.

Là, en ce moment il passe son temps à critiquer tout ce que dit ou fait Sarkosy.
Ses vacances, sa cravate, sa femme qui n'a pas voté, ses gamins qui sont trop bien habillés, trop blonds...
Enfin, tu vois le genre. Tu le verrais devant la télé, il est lamentable, toujours à la limite du crachat sur l'écran.
Tout l'hiver, il a fait pareil mais là, c'était sur Ségolène Royal. Mon père c'est un Groseille.
Ségolène, il peut pas la blairer. Mais, je me demande qui il peut blairer finalement. Ca reste obscure...
Concrètement personne n’est jamais assez bien pour lui. Il vit beaucoup dans le fantasme.

A mon sens des gens comme lui, c’est assez dangereux en politique. Des personnalités qui font trop disparaître le concret quand ils ont une idée en tête. Des gens qui refusent de regarder, de voir ce qui se passe.
Mon père fait parti de ces personnes qui n’ont pas le sens des réalités et qui ne l’auront jamais.
Peut-être trop d’alcool, pas assez de pragmatisme, je sais pas d'où ça vient.
Un gène ? Putain de ma race, ça craint si c'est un gène !

Il se plaint aujourd'hui que Sarkosy ait gagné.
La réalité ? C’est bien sûr lui qui l’a mis au pouvoir avec ses critiques absolues contre Ségo qui aurait pu tout autant gagner, si elle n’avait pas eu cette horde de gauchistes contre elle, en plus des socialistes.

Tu veux le secret de famille ? Au fond, moi je ne suis qu'une extension de lui !
Ca ça serait bien que tu puisses le souligner au fluo ça, c'est important.
Pour ne pas oublier ce qu'il a fabriqué.
T'as du fluo sur ton blog ?

OUI !!!!!!!!!

Mon père s’est trompé lourdement de stratégie politique et au dernier moment, comme un blaireau de la République, il a voté Ségo parcequ'il a vu qu'il fonçait dans un mur en continuant sur le même registre anti-ségo. Sauf qu'une présidentielle, ça se conduit comme un paquebot.
Mon père lui, il se croit toujours sur une pirogue. Je me comprends.

Bref, c'était trop tard évidemment : Sarko est passé haut la main.
Maintenant, il est à la limite de regretter Ségo mais ça, il l'avouera jamais.
Il se tait sur le sujet... Un non-dit. A la maison, y'a du silence. Trop de honte. Trop de haine aussi.
Je suppose que tous ses lecteurs (il publie dans quelques journaux) ont dû penser et faire comme lui.
Et se sont donc vautrés pareil. Je sais pas comment il gère tout ça.
S'il ose l'auto-critique ou s'il fait comme à la maison. Le silence dents serrées.

En tout cas, je vois qu’il est mal à l’aise depuis le 6 mai 2007.
Quand je lui sors ses quatre vérités bien sûr, ça l'agace. Mais je suis là pour ça. Il me dit que je comprends rien à la politique, que je suis un petit merdeux. Que les socialistes sont des briseurs de rêves. Des gens de droite et qu’il FALLAIT les abattre.
TSS.
Les abattre mais pour mettre quoi ? Il y a réfléchi à ça pendant qu'il menait sa campagne contre Ségo ?
Non. D'où Sarko au pouvoir tout logiquement. Bref, tu vois son incohérence suspecte ? C'est simple, non ? Bizarre, hein ? Je te dis, mon sarkosysme, c'est une extension inconsciente de lui.

J’essaye bien de lui expliquer le libéralisme dur, la droitisation des partis politiques.
En tout cas de ceux (comme les socialistes) qui se donnent les moyens de gouverner.
Mon père refuse de tenir compte de cette donnée internationalement. Pour lui, tout est de la faute Ségolène qui est à droite… Pauvre Ségolène. Elle a bon dos. Mon père regarde toujours tout par le petit bout de la lorgnette.

En général quand je sors "Royal" dans la conversation, c'est là que ma mère intervient pour me traiter de sale ségolâtre. C'est sa phrase préférée. Ma mère est folle, istrionique. Ca fait six mois que je lui dis que j'aime vraiment Sarkosy et elle arrive encore à me trouver ségolâtre. Ma mère est larguée !
Je le répète : C’est à cause d'eux que j’ai dû finir par devenir Sarkosyste. Pour résister à leur médiocrité étouffante. En un sens, ils m'ont acculés. A force de scènes de ce genre, mes parents me dégoûtent de toute politique de gauche parcequ’ils ne font que la rêver et qu'ils refusent de salir leur rêve avec du réel. Salir un rêve c'est pourtant si nécessaire.
Et Sarkosy lui, il n'hésite jamais à le faire.


medium_Sarkozy_2.png








5. C'EST QUOI POUR TOI "SALIR UN RÊVE" ?

Gagner une élection pardi !

Mes parents n'ont pas voulu de Royal. Il aurait fallu "mieux", plus à gauche.
Plutôt que de jouer avec ce qu’ils avaient, ils ont fait les enfants gatés et ont cassé le seul jouet qu’on leur offrait. Mes parents sont des enfants assez pourris finalement, qui n'ont pas beaucoup souffert dans la vie. On ne sent pas chez eux ce pragmatisme des gens qui ont eu la douleur à porter.
Ceux qui connaissent la douleur savent s'accrocher au minuscule pour construire de nouveaux rêves et avancer magré le noir. Mes parents ne voient pas le "minuscule", mes parents ne désirent que le "tout". Le plus.
Un "tout" qui ne viendra bien sûr jamais et qui donc n'aidera jamais personne.
Ségolène portait en elle ces choses minuscules. Ils l'ont abattu froidement en prétendant qu'elle avait la rage et ils ont laissé entrer le vrai monstre dans l'arène. Maintenant qu'ils assument...

Je le redis, ça m'obsède ce truc en ce moment : Mon père est l’orgine de mon Sarkosysme profond. Je suis son extension. Si je suis ce que je suis, c'est parcequ'il est ce qu'il est. Il tient un blog aussi. Mais j'ai trop honte, je préfère pas mettre le lien dans l'interview.


5. "MAMAN "?

Ma mère, c’est mon père en fille. Sauf que c’est lui qui a les cheveux longs et elle qui a les cheveux courts. Rasée pour faire comme Sinnead o’ Connors et se donner un genre rebel années 80.
Evidemment vu son incapacité à la remise en question, mon père n’aurait pas supporté une femme différente de lui. Trop loin de ses idées. Et pareil pour ma mère.
Ils se sont rencontrés en 88 pendant un concert des « Bérruriers noirs ».
Ma mère est assez pour ne pas dire franchement borderline (et aussi très alcoolique comme la plupart des français moyens). Elle a plus de 40 ans et quand tu l’écoutes on dirait une adolescente de 13 ans, à l’orale comme à l’écrit. Et elle s’y croit toujours en plus ! Sauf que putain, elle a l’air trop con dans ce rôle d’attardée mentale avec tous ses "fuckoff" en bouche.

Elle me fait assez honte. Je crois que ce qui m’agace le plus chez elle, c’est cette façon grossière qu’elle a de critiquer tous les politiques. Tu l’écoutes personne n’est jamais assez bien pour en être.
Alors, on serait en droit d'en déduire que elle seule pourrait faire de grandes choses !
La réalité ? Elle est banalement plate : tout ce qu’elle te sort reste très très conventionnel et n'a aucune allure.
Jamais rien que du vieux. Aucune idée originale. Ma mère c'est une pensée fossilisée. Bref, je te passe le bilan désastreux sur ma mère. Des gens comme elle, y’en a pleins partout sur les blogs de France et de Navarre. Juste bon à critiquer. Des gens qui nous font prendre conscience que le vieil adage "la critique est facile mais l'art est difficile", n'a pas été inventé sur rien.

Pendant cette campagne présidentielle en plus j’ai découvert qu’elle était profondément misogyne.
C’est ma copine qui m’a fait remarqué ça. Cette manière qu’elle a eu de parler de Ségolène Royal. C’était bizarre. Y’avait un « truc » dedans qui dépassait bien le cadre de la politique des partis.
Une rage obscure qui venait des trip. On a vite compris le fond du problème...

C’était pas de la jalousie, ni de l’envie. Non, c’était un sentiment plus profond. Un désir de détruire LA FEMME. J’ose à peine imaginer ce qu’elle porte en elle, sa condition. Je comprends mieux son mal être.
D’ailleurs ma mère hait les féministes. Ca veut tout dire. Enfin je dis qu’elle "hait" mais depuis quelques mois, elle ose plus trop sortir ce discours anti-féministe. Vu qu’on en a pas mal parlé à cause de la candidature de Royal, elle a un peu honte d'être ce qu'elle est… D’autant que ma copine est féministe en plus.


6. NO FUTURE ?

Le futur, c’est sur que c’est pas chez moi que je le trouverai.
Chez les parents de ma copine plutôt.
Son père est d’extrème-gauche, comme le mien.
Mais très rapidement il a décidé de voter utile pour Ségolène Royal. Pour lui, le fait que la gauche anti-libéral ne s’allie pas a induit qu’ils ne désiraient pas participer à cette présidentielle. Il a donc pris acte. Pour les présidentielles, il pense en terme de "présidentiable".

Au début Ségolène il la trouvait rebutante puis avec le temps il a compris qu’elle était très bien.
Finalement, il trouve que c’est une femme assez forte qui s’est magnifiquement battue.
Un très bon model. Selon lui, au vue du contexte, le vote utile était nécessaire. Et bien sûr, avec elle. Il avait raison. Mon "beau-père" parle souvent du contexte pour définir ses stratégies politiques. C’est assez simple mais il y a quelque chose de clair et d'efficace dans tout ça. Un pragmatisme que j'aime bien. C'est ça la politique.

Là, il est agaçé de voir tous ces anti-ségolistes s'attaquer rageusement cette fois à Sarkosy.
D'après lui, il faut attendre le bon moment. Attendre la première véritable erreur de Sarko mais en attendant, rester serein. C'est ce qu'il appelle LA STRATÉGIE DU CONTRASTE.
Dans une histoire pour rendre le méchant encore plus méchant aux yeux du public, pour souligner son caractère néfaste, on fabrique un climat stable et calme qui mettra en relief l'arrivée du monstre perturbateur. C'est grâce à ce contraste que naît la prise de conscience. L'évidence du danger.
Tu pourras le mettre au fluo ça ?

La mère de ma copine est sarkosyste.
Mais elle a voté Ségolène Royal parce que mon beau-père fêtait ses 45 ans le 6 mai et que c’était le seul cadeau qu’il voulait d’elle. On a ri mais elle l’a fait. Par amour. Les sarkosystes savent séduires, c'est ça leur forçe.

C’était finalement pas très sarkosyste comme entretien ? Si ? De toute façon, y'a des chances que je change d'avis sur tout ça d'ici 4 ans. Là, je vais vivre chez les parents de ma copine.
Chez moi, c'est plus possible avec ces deux crevards de la République qui me bouffent.
Je peux plus les voir. Est-ce que tu peux mettre cette musique à la fin ? medium_philo_punk02_1.4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NB / Contraste : juxtapositon (spaciale ou temporelle) de deux élements dramatiques ou de deux sentiments, l'un faisant ressortir l'autre. Le contraste en dramaturgie est souvent créé par la préparation.

mercredi, 16 mai 2007

Dissection d'un sarkosyste nommé Jean-Paul Sartre

Je devais poster cette interview hier mais mon interlocuteur a souhaité que je le publie aujourd'hui pour faire oeuvre de symbolisme. Cette entretien est le premier de toute une série, consacrée aux sarkosystes anonymes. Mieux les comprendre pour apprendre à les aimer.

1.BONJOUR, POUVEZ-VOUS VOUS PRÉSENTER ?

Non, je souhaite rester anonyme comme prévu. Mais disons, puisque c'est le sujet de l'interview, je suis sarkosyste. J'ai la quarantaine. Je ne vous dirai pas mon métier. Il est stable. J'ai aussi une famille, des enfants, une belle femme. Vous pouvez m'appeler Sartre pour votre compte rendu (rires).

(Notez : interview réalisée au café de Flore)


2. POURQUOI AVOIR VOTÉ NICOLAS SARKOSY ?

Soyons clair : Pour emmerder les gauchistes et les communistes. Je les hais !
Avec leurs petites stratégies, leurs grandes idées, il se croient supérieurs et bien voilà : la preuve qu'il ne suffit pas de penser pour gagner !
Bandes de cons (rires).
Je dirais même qu'ils ont trop pensé et que c'est justement ça qui les a fait perdre.
Après ils peuvent rire, n'empêche...

Ces gens ne comprennent plus la politique. Ils sont perdus.

Un exemple : la misère du Darfour, cette misère là, ils peuvent se donner les moyens de la combattre parcequ'elle est lointaine et donc glamour en un sens. Alors là, ils s'unissent tous violemment pour sauver les petits noirs.
Mais quand il s'agit de résoudre la misère de la France, ça foire. Aucune union. Ca pinaille sur le candidat.
Ca passe son temps à le laminer et après ça tombe des nues de voir Sarkosy au pouvoir.

Sauf que si Sarkosy était si néfaste comme ils le prétendent, ils auraient fait bloc contre lui absolument !
Et on l'a vu, ça n'a pas du tout été le cas, au contraire !
On en déduira donc qu'ils mentent sur Sarkosy en le diabolisant gravement.
Ou alors pire pour quelqu'un de gauche, ils se foutent au fond de qui est président parceque l'affaire de toute façon ne changera pas leur quotidien à eux !
Juste celui des pauvres de France.
Je vous le dis : L'essentiel pour ces gens c'est de pinailler et de se donner le genre "je m'intéresse, je me révolte car je pense, regardez comme je pense".


Les gauchistes ne font plus de politique depuis longtemps. Ni sur le terrain, ni ailleurs. Ils vivent dans l'illusion d'en faire mais s'ils étaient vraiment politiques, c'est Ségolène Royal qui serait actuellement présidente de la République, croyez-moi. Et des intellos de gauche, y'en aurait un peu plus dans les cités au vue de l'urgence !
Nous, avec Sarkosy, on incarne la réalité et on se donne les moyens de notre politique.


2. QUELLE RÉALITÉ ?

Je ne sais pas. C'est nécessaire de savoir ? Ce sont des mots. Les mots ça n'explique pas tout.
Je n'ai pas cette prétention de bobo soixante-huitard... Prouver que je sais penser en inventant l'existentialisme, très peu pour moi. J'ai rien à prouver. J'agis.


3. BIEN ALORS, PASSONS. VOUS SEMBLEZ BEAUCOUP AIMER N. SARKOSY ?

Oui, vraiment. Mais pas d'illusion : pour moi la gauche ou la droite c'est pareil. Royal aurait fait aussi bien ou aussi mal.
Sauf que je veux pas d'une femme. Le prenez pas pour vous, mais les femmes et la politique...
La gauche l'a dit d'ailleurs ! Elle était incompétente. Une Bécassine. Et si les gauchiste le disent... (rires).


4. SARKOSY VOUS SEMBLE PLUS COMPÉTENT ?

Oui. Non. A vrai dire pas plus. Mais c'est un homme, donc...
Je veux dire, on a plus l'habitude de l'incompétence masculine.
Une femme incompétente allez savoir ce que ça peut donner !
Je ne pardonne rien à une femme incompétente. Par contre à un homme, j'ai appris à passer l'éponge, à faire l'aveugle.
On est conditionné à oublier les erreurs et les manques des hommes politiques.
Ca nous glisse dessus et c'est presque même doux.
Mais les erreurs et les manques d'une femme politique, c'est plus violent.
Ca nous révulse. Ca nous met les nerfs... Je pense que c'est un truc profond qui se joue dans tout ça.
Et même les gens de gauche ont "ce truc" en eux. Ils l'ont d'ailleurs mis en scène pendant toute cette campagne.
Sans doute la chose la plus partagée au monde, vous ne croyez pas ?


5. SI. DONC, VOUS N'IMAGINEZ PAS UNE FEMME PRÉSIDENTE EN FRANCE ?

Non. De mon point de vue, une femme, ça n'est pas naturel de la mettre dans une situation d'échec pareil.
Parceque, vous avez sans doute déjà remarqué, la présidence de la République c'est LA situation d'échec politique par excellence.

Mettre une femme au pouvoir, c'est envisager de la salir. Et en France, même si on a perdu beaucoup de valeurs, on sait tout de même être élégant et éviter cette situation délicate à nos citoyennes.
J'ai été très fier de nous et de notre façon de traiter Ségolène Royal pendant cette campagne électoral.
On l'a protégé du mal.

J'aurais eu beaucoup de tristesse pour la France si elle avait été présidente. Devoir l'insulter pendant son quinquénat et durant tout le reste de sa vie, ça aurait été très dur. Très glauque.
D'autant qu'elle est belle et qu'elle mérite mieux que ce destin de tondue de la République.


6. JE NE COMPRENDS PAS ?

Ségolène Royal rend amoureux. Vous n'avez pas vu comment Sarkosy la regardait pendant le débat ?
Il en est raide dingue, ça se voit. Croyez-moi, je vois ces trucs là.


7. ELLE A ÉTÉ GRAVEMENT MALMENÉE PENDANT LA CAMPAGNE MALGRÉ CE "GRAND AMOUR" QU'ELLE INSPIRE...

Nous, les gens de droite, on n'a pas fait grand chose dans cette histoire de maltraitance.
Juste amplifier ce que faisait la gauche ! C'est eux qui ont lançé le mouvement !!!
Bien plus machistes que nous, au fond. Je vous l'ai dit, il suffit pas d'avoir lu Chomsky pour être au point.
Et les gens de gauches ne sont pas au point du tout. Ni Chomsky d'ailleurs. Un gros macho lui aussi.
Vous avez lu ?


8. NON. SARKOSY VOUS INSPIRE QUOI ?

Je l'aime bien, une vraie tête de con. Il parle mal comme tout le monde. Il est comme tout le monde. C'est agréable de voir qu'un mec pareil, si banal, ça peut réussir. Tout en cynisme. Il incarne le rêve de la classe moyenne. Grâce à des gens comme lui, on se dit que la démocratie est une utopie concrète.
Regardez, vous avez vu Steevie ?
Vous vous souvenez dans le "Loft" à quoi
ce gavroche ressemblait ?
A rien. Un déchêt de la République.
Il ne savait même pas parler. Avec Sarkosy, il va accéder demain à un vrai pouvoir politique.


9. STEEVY S'EN EST SURTOUT SORTI GRÂCE AU RÉSEAU HOMO DE GAUCHE... RUQUIER EN L'OCCURENCE. STEEVY, C'EST PLUTÔT LE TRAVAIL DE LA GAUCHE, NON ?

Ouais, peut-être mais Sarkosy va parfaire ce travail Républicain commençé par la gauche.
Nous les gens de droite, on est des perfectionnistes.
On va jusqu'au bout d'une possibilité et d'une politique sociale.
Les gens de gauche eux, utilisent les classes populaires pour se distraire, se sentir au dessus ou pour faire oeuvre de charité.
Nous les gens de droite, on en fait des citoyens responsables et engagés, avec de vrais parcours exceptionnels.
Oui, je peux le dire : avec nous, tout est possible !
Tu peux être analphabète et devenir demain maire du 4è arrondissement de Paris !
Et pourquoi pas un jour président. Si tu le veux et si tu nous rejoins, tout est possible. Voilà.
Sarkosy, c'est le rêve américain. Enfin coca-cola coule dans nos veines.


10. LA GAUCHE N'OFFRE PAS CE RÊVE AU PEUPLE ?

Non. Les intellos de gauche et les gauchistes ont beaucoup plus de limites en tout.
Tout simplement parceque leur culture générale limite leur perception des gens et du monde.

Un intello de gauche ne comprend pas que le peuple a besoin d'exister et d'être respecté par des exemples comme ça. Pour les gens de gauche, ce qui se passe avec Steevie par exemple, c'est une aberration.
Pour moi, c'est la démocratie.
Ou la République "Liberté -EGALITE-Fraternité", si vous préferez.
Je vois pas trop la différence et puis on s'en fout entre nous. Ca n'a pas d'importance.

Les gauchistes sont des salopards, en règle général.
Prenez dans la culture, leur zone de pouvoir actuellement (et depuis trop longtemps).
Qui croyez-vous qu'il y ait dans la culture ?
Que des "fils de" !

Fils d'acteurs, cousins de metteurs en scène, petit neveu de ministre... Et je sais de quoi je parle.

Nous à droite, déjà, y'a beaucoup moins "de fils de" qui veulent travailler dans la culture (qui est un domaine réservé aux loosers)...
Du coup, on va embaucher en dehors de nos familles, c'est sûr.
Terminé le règne des bobos et de leur aristocratie chasse-gardée de père en fils. Tout va s'ouvrir. Se démocratiser.

Et en plus, comme on n'a pas trop de connaissances dans ce domaine, tout le monde aura sa chance.
On fonctionnera absolument sans à priori ! Juste au talent ou au désir de.
La preuve, regardez qui on a invité le soir de la victoire.
Mireille, Johnny, Jane. Que des gens qui ont le désir malgré les épreuves de la vie.
On aime les gens qui en veulent vraiment et qui s'accrochent à leur rêve.
Ces gens là nous ressemblent et c'est pour eux qu'on a mis Sarkosy au pouvoir. Donner cet espoir.

Vous verrez, dans 5 ans, y'aura plus de gens du 93 dans ce milieu que y'en aura jamais eu sous les ministères de la gauche caviar. La droite a de vraies qualités culturelles.
Et Sarkosy va les mettre en avant.


11. VOUS CROYEZ QU'IL PEUT RÉELLEMENT DONNER UN NOUVEL ÉLAN POLITIQUE ET CULTUREL À LA FRANCE ?

Non, bien sûr que non. Il va juste se faire son fric et se barrer comme tous ses prédécesseurs.
Mais je préfère que ça soit lui qui s'enrichisse que la gauche caviar.
J'aime vraiment pas les intellectuels de gauche ou tout ce qui va avec. Cette culture de la suffisance.
Et leur donner ma thune, alors ça non ! Je veux pas. Ils nous humilient, se foutent de notre gueule,
nous le peuple, et en plus de ça faudrait les payer ?
Qu'ils se contentent d'avoir des idées qui ne servent à rien.
(...)


medium_beauvoir-sartre.2.jpg











(interview réalisé au café de Flore, ce mardi 15 mai 2007)

mardi, 15 mai 2007

Pensée pour Ségolène Royal

Je félicite chaleureusement le peuple de droite.

Militants, sympathisants, partisans...
Malgré les petites difficultés de départ, ils ont fait une campagne remarquable, tous unis comme un seul homme, derrière Nicolas Sarkosy. Pour ce qui concerne le peuple de gauche... Je n'ai pas de mots. Si, l'inverse.

 

Les coups de feu retentissent hors du bar, la nuit
Entre ensuite Patty Valentine de l'étage supérieur
Elle voit le barman dans une marre de sang
Elle crie Mon Dieu ils les ont tous tués

Voici l'histoire d'Hurricane
L'homme que les authorités sont venues blâmer
Pour quelque chose qu'il n'a jamais fait
Ils l'ont mis dans une cellule de prison mais il aurait pu etre le champion du monde

Patty voit trois corps allongés
Et un autre homme appelé Bello qui se promene autour mystérieusement
Je n'ai rien fait qu'il dit en levant ces mains en l'air
Je volais juste la caisse j'espère que vous comprenez
Je l'ai vu partir dit-il et il s'arrêta
Un d'entre nous ferais mieux d'appeler la police
Et ainsi Patty appella la police
Et ils arrivent sur la scène du crime avec leurs girophares rouge
Dans la nuit chaude du New-Jersey
Pendant ce temps loin dans une autre partie de la ville

Rubin Carter et un couple d'amis se promènent en voiture
Compétiteur numéro un pour la couronne des poids moyens
Il n'avait aucune idée de la merde qui allait lui tomber dessus
Quand la police lui demanda de se garer sur le coté de la route
Juste comme la fois précédente et encore la fois avant
Patterson, c'est de cet maniere que les choses se passent
Si tu es noir tu ferais mieux de ne pas te montrer dans la rue
Sauf si tu veux attirer l'attention

Alfred Bello a eu un associer et il etait contre les forces de l'ordre
Lui et Arthur Dexter Bradley étaient juste entrain de trainer
Il a dit' j'ai vu deux hommes sortir en courant et ils ressemblaient à de poids moyens
Ils ont sauté dans une voiture blanche avec des plaques d'un autre état
Et Mademoiselle Patty Valentine faisait un signe de la tête
Un policier dit attendez les gars celui-là n'est pas mort
Ainsi ils l'ont porté à l'infirmerie
Et bien que cet homme pouvait à peine voir
Ils lui ont indiqué qu'il pourrait identifier les coupables

À quatre heures du matin et ils ont transporté Rubin avec eux
Ils l'ont emmené à l'hôpital au deuxième étage
L'homme blessé regarda à travers son oeil
Et demenda Pourquoi l'avez-vous emmené ici Ce n'est pas lui

[Refrain]

Quatre mois plus tard les ghettos sont en feu
Rubin en Amérique du Sud se battant pour son titre
Tandis que Arthur Dexter Bradley fait toujours dans le vol
Et les policier lui mettent la corde au cou, cherchant quelqu'un à blâmer
Rappele-toi ce meurtre qui s'est produit dans un bar
Rappele-toi que tu as dit avoir vu la voiture prendre la fuite
Tu penses que tu peux jouer à la balle avec la loi
Penses-tu que c'est ce boxeur que tu as vu courrir cette nuit là
N'oublie pas que tu es blanc

Arthur Dexter Bradley a dit Je ne suis vraiment pas sûr
Le policier dit un garçon comme toi pourrait prendre une pause
Nous t'avons attrapé pour le vol dans le motel et nous parlons à ton ami Bello
Maintenant tu n'auras pas à revenir en prison alors sois gentil
Tu feras une faveur à la société
Ce fils de chien est courageux et devient de plus en plus courageux
Nous voulons le mettre sur la touche
Nous voulons lui attribuer ce triple meurtre
Ce n'est pas un gentleman, Jim

Rubin pourrais sortir un homme avec juste un coup de poing
Mais il n'a jamais aimé parler de ça
C'est mon travail qu'il dirait et je le fais pour le salaire
Et quand c'est fini je préfère encore partir sur mon chemin
Jusqu'à un certain paradis
Où les truites nagent et ou l'air est bon
Et me promener à cheval le long des chemins
Mais alors ensuite ils l'ont mis en prison
Là où ils essayent de transformer les hommes en souris

Toutes les cartes de Rubin ont été marqué à l'avance
Le procès était un vrai cirque il n'a jamais eu de chance
Le juge a fait en sorte que les témoins de Rubin soient introuvables ou des ivrognes
Pour les blancs qui regardaient il était un clochard révolutionnaire
Et pour les noirs il n'était qu'un nègre complètement fou
Personne ne doutait qu'il avait tiré sur la gachette
Et bien qu'ils n'avaient jamais retrouvé le pistolet
L'avocat a indiqué qu'il était celui qui a fait le contrat
Et le jury composé de personnes blanches était d'accord

Rubin Carter a été mal jugé
Pour ce meurtre on peut se douter qui a témoigné
Bello et Bradley ont tous les deux menti
Et les journaux ont suivi la meme route
Comment la vie d'un tel homme
A pu se retrouver entre les mains de ces imbéciles
Le voir évidemment enfermé
Je ne peux m'empêcher d'avoir honte de vivre dans un pays
Où la politique est un jeu

Maintenant tous les criminels en costumes et cravates
Sont libres de boire des martinis et de voir le soleil se lever
Pendant que Rubin est assis comme Buddha dans une cellule
Un innocent vivant en enfer
C'est l'histoire d'Hurricane (
Mais ce ne sera pas terminé jusqu'à qu'ils blanchissent son nom
Et lui redonnent le temps qu'ils lui ont pris
Ils l'ont mis dans une cellule de prison mais il aurait pu être une fois
Le champion du monde

d83fe622984de2f7a432199374265b2f.jpg

dimanche, 13 mai 2007

Les sarkosystes de gauche

Les sarkosystes de gauche sont ces gens qui se prétendent de gauche mais qui ont passé ces six derniers mois de la campagne présidentielle à descendre... Ségolène Royal, la candidate de gauche la plus à même de débouter Sarkosy, le candidat de la droite dure. Vous qui trainez sur la toile, vous n'avez pas pu les louper. Il étaient partout ici et là dans votre vie...

medium_1138219618.jpg



























Partout ici et là dans votre vie... Construisant la sale réputation de cette femme. Réputation qui allait bien sur la faire perdre.

Inspirés par la haine des éléphants du ps, utilisant sans vergogne les ragots mis à leur disposition par certains militants socialistes antiségolystes primaires, ces sarkosystes de gauche ont travaillé tant et si bien à détruire la candidate qu'elle a finit par casser sous les coups.

Parmis ces sarkosystes de gauche se trouvent aussi tous ces "fins stratèges" d'extrème-gauche qui ont dénigré le vote utile malgré la ratonnade de 2002 et qui ont estimé que Royal ne leur convenait pas pour la raison principale qu'elle n'était "pas assez à gauche".
Des sarkosystes d'extrème-gauche qui on cherché volontairement la défaite du ps pour pouvoir reconstruire un vrai parti de gauche... Comme si rien n'était faisable en //...

Aujourd'hui ces sarkosystes de gauche tous bords confondus, refusent bien sûr de prendre leur responsabilité et d'assumer leur erreur dans cette campagne.

Pourtant en politique, si personne n'est jamais responsable de rien, il faut quand même l'admettre tout le monde l'est quand même fondamentalement à son échelle dès lors qu'il prend parti pour ou contre publiquement sur la toile et ailleurs.

Quoi qu'il en soit (et depuis l'entre deux tours) ces sarkosystes de gauche ont totalement disparu. On ne les entend plus nul part cracher sur Ségolène Royal la Bécassine-incompétente-de droite, ni dénigrer l'intéret du vote utile.
D'avoir mis Sarkosy au pouvoir les a sans doute satisfait...

samedi, 12 mai 2007

En France, lâcher la main de Papa, ça fiche la frousse !

C’est le philosophe marxiste Ernst Bloch, examinant la montée du nazisme en Allemagne, qui a forgé le concept sociologique de "non synchronicité". C’est le sentiment qu’éprouve des individus et des groupes d’individus, de vivre dans un temps différent d’autres membres du corps social. Depuis une vingtaine d’années, la persistance d’un important électorat lepéniste attestait déjà la reparution de ce phénomène.  Or, les « non-synchrone »  viennent d’emporter une victoire, aussi effroyable à terme peut-être que celle que leurs « ancêtres » allemands emportèrent en 1932.

D’un côté donc ceux qui vivent avec leur temps, en ce sens où c’est le temps des valeurs de 68, perçues comme des acquis définitifs, et qui prônent la solidarité internationale, la mixité des races, des ethnies, des cultures et qui par exemple soutiennent les actions RES, qui prônent l’égalité homme/femme et attribue aux femmes des qualités supérieures en bien de domaines et qui peuvent, par exemple vouloir pour candidate à l’élection présidentielle une femme et adhérer massivement au Parti socialiste pour l’obtenir… Ce temps relève en partie de ce que l’on dénomme la post-modernité. C’est en tout cas un temps qui se nourrit effectivement des valeurs de ce mai 68, et à travers elle celles de 89, l’une et l’autre tant vilipendées par les néo-cons étasuniens et leurs émules chez nous… dont le premier vient d’embobiner une majorité de français.

En face donc le « camp » des non-synchronisés ; certains voient la faute des malheurs de tant de gens à la fois dans le chômage et dans la délinquance (et les désordres  du type « gare du nord »), sans voir que les désordres et la délinquance viennent du chômage et que chômage-précarité-bas salaires et le grignotage des protections sociales,etc. viennent précisément de ce dogme libéral défendu aveuglement par celui qui a patadoxalement la faveur de non-syncronisés (à l’époque du « Non » à 55%, Sarkozy avait a faveur de 60% de l’électorat ! Voilà bien une contradiction typique de la non-synchronicité, et que le discours sarkozien flate sans cesse avec ses paradoxes (cf. article d’Eric Fassin dans le Monde. Nous avons affaire à une peur des classes dangereuses devenues aujourd’hui doublement haïes et craintes pour leur statut économique comme pour la couleur de leur peau. Cette association opportune pour les capitalistes parce qu’il permet une division pérenne entre les différents groupes gagne-petits est au cœur même de la domination sans partage du grand capital aux U$A, où les vagues successives de travailleurs ont toujours été l’Autre ethnique, facilement dressés contre ceux qui étaient « déjà là. ». Il s’agit de sentiments profonds et irrationnels qui ne sont pas susceptibles d’être infléchis par  des réfutations rationnelles, qui n’entraîne pas à l’analyse, si rudimentaire qu’elle soit…  Le 21 avril avait montré jusqu’où était monté le nombre de non-synchronisés malgré le tabou Le Pen. Ce tabou levé, leur défoulement nous donne le 6 mai 2007.

Certes, au-dessus de ces deux groupes et n’appartenant sans doute ni à l’un ni à l’autre, il y a les inconditionnels du libre-échange et du (beaucoup) moins d’Etat, que l’on salit du beau nom de libérax en le leur attribuant. Le nouveau président en fait partie, lui et ses co-conspirateurs (depuis la Trilatérale, pour faire court) surfent sur la non-synchronicité des autres. Ce libéralisme-là fait le lit de toutes les tyrannies, comme nous n’allons pas manquer de le voir. Va s’aggraver le cercle vicieux auquel nous assistons depuis un mouvement : le libre-échange, la concurrence sans distortion, etc. etc. aggravent les conflits sociaux, ethniques, etc. et fait le lit d’un autoritarisme applaudi par de plus en plus de gens ordinaires… lequel autoritarisme à son tour aggrave les conflits au lieu de les apaiser, ce qui renforce la peur de beaucoup, et ainsi de suite.

Mais si ces responsables politiques de droite, avides de pouvoir, partagent sans doute sincèrement dans une certaine mesure le sentiment de non-synchronicité (l’avortement, la religion, les valeurs soixante-huitards) d’autres y adhèrent plus inconsciemment et de façon à coup sûr plus inquiétante encore pour l’avenir. Je pense tout spécialement ici aux dirigeants (surtout des hommes, mais pas seulement) du parti socialiste, qui, de notoriété publique, ont très mal vécu la désignation d’une femme candidate par une masse de bobos affluée à la dernière minute sous prétexte de démocratie, et qui a sincèrement cru le moment venu de lancer une femme dans ce jeu de quilles (c’est le cas de le dire) qu’est la politique en France et dans les pays latins. Et d’un certain point de vue le conflit entre le synchrone et le non-synchrone s’est joué à plein au niveau des rapports sociaux de sexe à l’intérieur même de la gauche et du parti sicialiste, et a sans doute été décisif dans la défaite de Ségolène Royal (quiconque a vu à la télévision l’accolade « entre hommes » que donna ce misogyne notoire qu’est Michel Chérasse au futur occupant de l’Elysée, en a vu comme un condensé).

Tout le discours sur l’incompétence de cette femme (des femmes, sous-entendu) dans des domaines « vraiment masculins » comme l’économie ("les maths, voyons !"- comme si l’économie n’était pas d’abord une question politique, ce que Ségolène a souvent dit très clairement, contre le dogme libéral qui y voit comme une force naturelle, obéissant à des lois immuables) et la politique étrangère : comment ne pas comprendre le désarroi intime de tous ces costume-carvates face à un corps fait avant tout pour l’amour, n’est-ce pas ? Les thèmes misogynes, devenus un peu gênants quand même de nos jours, ont été systématiquement recyclés par la presse en arguments « objectifs », ont été souvent repris par la gauche de la gauche sous une forme "strictement politique" et étaient devenus méconnaissables pour beaucoup. Mais il n’est que de se rappeler cet éditorial de Politis où Denis Sieffert feint de croire que Royal, interrogée sur les grotesques déclarations de son adversaire sur le rapport entre gènes et comportements anti-sociaux et ayant répondu avec une ironie évidente qu’elle laisserait les généticiens répondre à sa place, aurait botté en touche, qu’elle n’avait  rien à dire sur le sujet. On retrouverait des dizaines de déformations semblables, où un procès en  pusillanimité sociale-libérale fait à tout candidat socialiste possible par la "vraie gauche" (procès non sans fondement, certes, mais inutile et contre-productif dans le rapport de forces actuel) se glisse dans la matrice su banale de la misogynie. Or, ces accusations d’être trop à droite viennent de la gauche, et sonnent bizarrement dans la bouche de la droite, mais elles ont été  habillement exploitées par des médias qui ont roulé comme un seul homme (c’est le cas de le dire) ppour l’heureux élu pour Sarkozy). Soit dit en passant : s’il est peu probable que le pacte de Ségolène Royal, même appliqué en son intégralité malgré des conflits inévitables avec les technocrates si idéologisés de Bruxelles, rappelons-le, aurait fait mieux que ralentir le roulée compresseur néo-libéralo-conservateur, il aurait au moins fait cela, en attendant l’implosion du sysètme.... Mais elle a quand même donné un formidable coup de pied dans la fourmilière politique, et notamment celle du Parti socialiste : rappelons les cris d’orfraie des costumes-cravates de la rue Solférino quand elle a proposé de créer des comités citoyens pour contrôler les parlementaires, qui en auraient plutôt bien besoin, mais rappelons aussi l’hostilité de tout un féminisme bourgeois face, en fait, au souci prioritaire qu’elle manifestait envers les souffrances des femmes pauvres, des femmes ordinaires avec des problèmes de gardes d’enfant, par exemple (que n’a -t-on ironisé sur son projet de structure d’accueil entre la crèche et la maternelle, sa loi sur les violences conjugales !)

"En France" a-t-on écrit "lâcher la main de papa, ça fiche la frousse". Et voilà un trait qui caractérise bien cet archaïsme rétrograde auquel s’attache le sentiment de non-synchronicité, dont le sujet reste farouchement attaché à la férule du patriarcat. Certes, cela ne fiche pas la frousse à tout le monde, heureusement, et il y a de l’espoir pour un avenir plus ou moins lointain, sans doute.  Mais pour bien des années le 6 mai 2007 restera comme une mise en garde contre la tentation du féminin en politique.
Et ce qui est sûr, c’est que pour le moment, afficher sa "virilité" (il a beau être petit, il bat sa femme : quoi de plus virile !), sa nostalgie nationaliste, chrétienne et « occidentale » - les croisades et la conquête de l’Algérie manifestaient "un rêve de civilisation") - afficher (de manière à peine déguisée) un racisme eugéniste nauséabonde, tout cela peut suffire pour faire passer une idéologie économique dont les conséquences seront pourtant néfastes pour la majorité de ceux qui auront voté pour lui.
**


Dimanche soir

Voilà deux jours que les hélicoptères tournent au-dessus de nos têtes… Et voilà qui augure bien du quinquennat (?) à venir…

L’un des grands mystères de la semaine écoulée: pourquoi Ségolène a manifestement convenu avec le monstre et les journalistes en face que l’on n’évoquerait aucun des thèmes où ce nouveau monarque mord allègrement le trait de la République – identité nationale, xénophobie, enfin tout l’espace Le Pen de son discours. Mon hypothèse est que le Fou a exigé cela sous peine de ne pas participer, car lui avait beaucoup moins besoin de ce débat qu’elle. Et elle avait compris sans doute que ce n’est pas sur cela que l’on allait faire bouger les indécis, car soit on est on est (plus ou moins) raciste, l’on est carrément anti-raciste, on n’est pas entre les deux, les indécis sont sans doute effectivement ceux qui comparent les programmes économiques. Mais qui peut croire que c’est sur cela qu’elle a perdu - et les gauchistes et assimilés qui diront qu’elle aura perdu parce que son programme était trop à droite me font rire aux éclats. Avec le programme de José ou Marie-Georges, elle aurait fait combien ? 15% ? Ç’aurait été un miraculeux… Vous me direz que dans ce cas, Bayrou serait président, allié avec le PS, ce qui eut été infiniment mieux que de se trouver au fond du puits comme aujourd’hui…

Cette élection est la suite logique du 21 avril, mais non dans le sens que l’on dit si souvent – le PS payant, une fois de plus, sa timidité, mais dans le sens que la droite sarkozienne, succursale locale de the Heritage Foundation et de la droite au pouvoir dans le parti Républicain etg pour un temps encore à Washington, ce qui n’est pas l’aspect le moins inquiétant de la nouvelle donne, a pu légitimer l’essentiel du discours de celui qui est arrivé en 2e position il y a 5 ans à cause de la dispersion de la gauche… Mais la lepenisation des esprits, qui se comprend, je l’ai dit, à travers la grille de lecture blochienne, a maintenant donné un président de la république. Qu’en restera-t-il après son passage ?

Je me rappelle un meeting où huit hommes en costume cravate représentaient les 8 composants de la gauche d’alors, où il n’y avait pas un seul femme sur la scène. A la sortie de la salle, ma chère et tendre Hannah, marxiste-féministe austro-britannique, a dit "Maintenant je comprends pourquoi Le Pen a tant de succès dans ce pays." Eh oui, le lien parfaitement actuel entre cette xénophobie haineuse qui vient de faire gagner Sarkozy et cette misogynie diffuse qui a fait perdre Royal, est admirablement illustré par ce désastre.

NBurch

Les Bayroutistes de gauche

Autant je peux comprendre que la droite vote pour cet homme puisqu'il incarne des valeurs de réassurance paternaliste (dont cet électorat a besoin pour calmer ses angoisses), autant je m'interroge pour ce qui concerne l'autre part de son électorat...

Nul doute pourtant aujourd'hui : Les gens dit de gauche qui sont attirés par cet homme et son discours centriste sont des gens au profil borderline assez inquiétant.

De gens souvent souffreteux qui attendent le messie libérateur. Le nouveau christ. Le père tout puissant qui réunira enfin ses brebis.
Des paumés qui ont perdu le flaire politique, le bon sens commun et qui cherche L'HOMME PROVIDENTIEL pour apaiser ce vide identitaire douloureux. Des gens perturbés.
Le Bayroutisme ? Une forme de sous-sarkosysme édulcoré (donc plus adapté à l'électorat de gauche) mais qui propose lui aussi en toile de fond ce guide rassembleur.
Le bayroutisme : la régression enfin offerte aux gens de gauche qui sont fatigués de combattre la droite.

Le centre ? Un nid réconfortant non identifiable politiquement (enfin pour ceux qui ont les yeux crevés !) où papa nous attend pour nous réconcilier avec nous-même et avec ce monde si dur, auquel on ne comprend plus rien.


medium_image019.jpg
















Parmis cet électorat de gauche centriste se trouvent aussi la DUC.
La Droite Ultra Complexée.

Les nouveaux schyzophrènes politiques cuvée 2007.
La DUC est assez reconnaissable en ce qu'elle se prétend de gauche (culturellement en tout cas), en ce qu'elle s'assimile à la gauche profondément et en toute occasion à ceci près que durant la campagne, elle n'a eu de de cesse de chercher des prétextes fallacieux pour condamner la gauche défaillante -et surtout cette femme "horripilante"- tout en justifiant en // un vote "contestataire" centriste plus pertinent et donc plus crédible.

Pour la DUC, cette partance vers la droite s'assimilait aussi à une forme de vote mi contestataire, mi stratégique pour punir cette gauche qui selon elle, n'était plus assez à gauche ou n'était pas assez conforme à son idéal.

La réalité ? La véritable défaillance de la gauche venait sans doute plus de ce qu'elle n'était pas assez à droite pour la DUC, qui aurait tout inventé pour éviter de voter pour elle et surtout pour cette "femme horripilante" sorti d'on ne sait où mais qui faisait chier son monde.


La DUC a donc continué d'accuser sa chienne de la rage pour mieux la noyer tout en posant avec un contentement jubilatoire et pour la première fois de sa vie, son bulletin de vote dans un commerce ouvertement de droite mais apparement plus conforme à ses souhaits d'homme de gauche votant pour un homme de gauche... Heuu non, de centre.... "Mais c'est presque pareil au fond, c'est kiff-kiff la gauche, la droite" (toujours selon la DUC).

Conclusion de cette schyzophrénie ? La DUC, un nouvel électorat qui a peur de se regarder dans la glace car trop de risque d'y aperçevoir l'UMP.

Et vous ? De quel bord êtes-vous ?

medium_miroir.jpg

Toutes les notes